CONSIGNES DE SECURITE

SEISMES              TSUNAMI

Consignes de sécurité en texte trouvées sur http://www.irma-grenoble.com/03risques_majeurs/

Dès la première secousse 

Baissez-vous, protégez-vous la tête et surtout restez où vous êtes ! 

- Si vous êtes à l'INTERIEUR : placez-vous près d'un mur, d’une colonne porteuse ou sous des meubles solides (Table). Eloignez-vous des fenêtres. 

- Si vous êtes au LIT : attendez en vous protégeant la tête avec un oreiller.

Les objets situés au-dessus de vous peuvent tomber. De plus, les éclats de verre cassé sur le sol blessent souvent les personnes qui ont cherché à évacuer ou à sortir du lit pour se glisser dessous. 

- Si vous êtes à l'EXTERIEUR : éloignez-vous le plus possible des bâtiments, des arbres, des lignes à haute tension. Accroupissez vous et protégez-vous la tête.

Les équipements comme les antennes de télévision, les cheminées, les pots de fleurs ou tout autre objet qui pourrait tomber suite aux secousses risquent de blesser toute personne se situant à proximité d’un bâtiment. 

- Si vous êtes en VOITURE : arrêtez-vous et conservez votre ceinture attachée jusqu'à ce que la secousse se soit arrêtée.

Les arbres, les lignes à haute tension, les poteaux, les panneaux de signalisation, et d'autres articles peuvent tomber pendant les tremblements de terre. L'arrêt limitera les risques d’accident, et l’habitacle vous protégera des chutes d’objets. Une fois la secousse terminée, procédez avec prudence. Évitez les ponts ou les rampes qui pourraient avoir été endommagés par le séisme. 

- Si vous êtes dans un MAGASIN OU TOUT AUTRE ENDROIT PUBLIC, ne vous précipitez pas vers les sorties. Eloignez-vous des étagères contenant les objets qui pourraient tomber. 

- Si vous êtes dans la CUISINE, éloignez-vous du réfrigérateur, du fourneau, et des placards suspendus. 

- Si vous êtes dans un STADE ou un THEATRE, restez dans votre siège et protégez votre tête avec vos bras. N'essayez pas de partir avant l’arrêt des secousses. Partez alors dans le calme, de façon ordonnée. 

 

Après la première secousse 

En cas de séisme de faible intensité : 

Rentrez chez vous avec précaution

Aérez bien votre habitation.

N’allumez pas de flamme avant d’avoir la certitude qu’il n’y a pas de fuite de gaz.

Vérifiez que personne n’est resté coincé dans les ascenseurs. Prévenez les secours en cas de besoin. 

En cas de séisme important : 

Evacuez le bâtiment dès l’arrêt des secousses en faisant bien attention aux objets qui sont tombés par terre et à ceux qui menacent de le faire. Surtout n’utilisez pas les ascenseurs!

Eloignez-vous rapidement du bâtiment.

Pensez à emporter les objets de première nécessité

Coupez les réseaux si vous en avez la possibilité.

Méfiez-vous des répliques. Elles se produisent fréquemment dans les minutes, les jours, les semaines, et même les mois qui suivent un tremblement de terre.

Aidez vos voisins, en particulier les plus vulnérables (personnes âgées, personnes à mobilité réduite, enfants...)

Restez loin des fenêtres. Elles peuvent se briser avec une telle force que vous pouvez être blessés même à quelques mètres.

Attendez-vous à ce que les systèmes anti-incendie se déclenchent même s’il n’y a aucun feu dans l’immeuble.

Si vous êtes dans un secteur montagneux, voire proche de pentes ou de falaises qui risquent de se révéler instables, soyez vigilants ! Des chutes de pierres, des éboulements et des glissements de terrain sont possibles.

En cas d’ensevelissement : se manifester en tapant sur les parois

Examinez-vous pour déceler d’éventuelles blessures. Vous pourrez mieux vous préoccuper des autres et serez plus utiles pour les secours si vous n'êtes pas blessés ou si vous avez déjà reçu les premiers soins.

Lorsque cela est possible, avant de porter assistance aux secours, protégez-vous contre d’éventuelles nouvelles blessures en mettant un pantalon, une chemise ou un tee-shirt aux manches longues, des chaussures dures, et des gants de travail.

N'essayez pas de déplacer les personnes blessées sans l’avis des secours professionnels à moins qu'elles ne soient en danger immédiat pour leur survie.

Écoutez la radio.

N’utilisez le téléphone qu’en cas d’extrême urgence. Les réseaux téléphoniques seront vite saturés. Il est important que les appels d'urgence aient la possibilité d’être passés.

Vous devez surveiller vos animaux de compagnie. Il est conseillé de les placer dans un endroit clos. Leur comportement peut changer nettement après un tremblement de terre. Ils peuvent devenir agressifs.

Faites attention aux lignes électriques tombées ou aux conduites de gaz endommagées. De manière générale, évitez les secteurs endommagés.

Ne rentrez pas chez vous sans l’autorisation des autorités compétentes. Les répliques d’un tremblement de terre peuvent endommager davantage les bâtiments fragilisés. 

Le retour dans le logement 

Liste des conseils à avoir à l’esprit et des actions à entreprendre au moment du retour dans votre logement : 

Vous venez de recevoir l’autorisation de pénétrer dans votre habitation temporairement ou définitivement, n’oubliez pas de : 

- Vérifier l'eau et l'électricité. En cas de fuite, ouvrez les fenêtres et les portes. 

- Nettoyer les produits toxiques renversés, les agents de blanchiment, l'essence ou autres liquides inflammables. 

- Ne pas fumer à l'intérieur des bâtiments. 

- Ouvrir les portes d’armoire et de placards avec précaution. Le contenu a pu avoir été secoué, voire cassé pendant le tremblement de terre et peut tomber, créant d'autres dégâts ou dommages. 

- Inspecter votre maison. Pour ce faire, n’employez que des lampes-torches à piles. Toute flamme peut déclencher un incendie à l'intérieur de votre logement (une fuite de gaz ou des émanations de produits inflammables ne sont pas toujours détectables à l’odeur). 

- Demander un avis technique sur l’état du bâtiment. 

- Inspecter soigneusement toute la conduite de votre cheminée. Des dommages indécelables de l’extérieur peuvent avoir été causés par la chute de débris. Des fissures dans des cheminées peuvent être la cause, des années plus tard, d'un incendie. 

- Prendre les photos des dommages causés à votre maison comme à son contenu, elles seront utiles pour vos déclarations de sinistre. 

- Attendre l’autorisation des pouvoirs publics avant de rouvrir les réseaux. 

Premiers gestes de renforcement à avoir : 

Personne n’est en mesure de prédire les répliques. Si vous êtes autorisé à y entrer, votre logement ne présente pas de danger de s’effondrer dans son état actuel. Mais, en prévision des prochaines secousses, voilà les premiers gestes et réflexes de renforcement à avoir pour éviter que les dégâts n’augmentent : 

- Protéger l’édifice des dégâts ultérieurs dûs à la désorganisation des tuiles, aux infiltrations à travers les matériaux de couverture ou au système de tuyauterie mal raccordé. 

- Démolir les éléments qui ne tiennent pas et qui ne sont pas indispensables à votre confort : faux-plafonds, balcon, corniches, cheminées. 

- Etayer les éléments qui ne tiennent pas bien et qui sont nécessaires à votre réinstallation: escaliers, linteaux, planchers. 

- Mettre un soutien (contrefort par exemple) aux éléments de la structure qui peuvent s’ouvrir (façade désolidarisée des murs intérieurs)

TSUNAMI

Scène de panique à Hawaii en 1946. On voit la vague à l'arrière-plan...

 Prévention  

La présence d'un système d'alerte permettant d'alerter la population quelques heures avant la survenue d'un tsunami, la sensibilisation des populations côtières aux risques et aux gestes de survie, et la sécurisation de l'habitat permettent de sauver la plupart des vies humaines. 

Système d'alerte  

Il suffit généralement de s'éloigner de quelques centaines de mètres à quelques kilomètres des côtes ou d'atteindre un promontoire de quelques mètres à quelques dizaines de mètres pour être épargné. La mise à l'abri ne prend donc que quelques minutes à un quart d'heure, aussi un système d'alerte au tsunami permet-il d'éviter la plupart des pertes humaines. Un système de bouées adaptées à la réception des mouvements (capteurs de pression disposés sur les fonds océaniques) peut être installé le long des côtes et ainsi prévenir du danger. Un dispositif de surveillance et d'alerte, utilisant une maille de sondes sub-océanique et traquant les séismes potentiellement déclencheurs de tsunamis, permet d'alerter les populations et les plagistes de l'arrivée d'un tsunami dans les pays donnant sur l'océan pacifique : le Centre d'alerte des tsunamis dans le Pacifique, basé sur la plage d'Ewa à Hawaii, non loin d'Honolulu. 

Sécurisation de l'habitat  

À Hawaii, où le phénomène est fréquent, les règlements d'urbanisme imposent que les constructions proches du rivage soient bâties sur pilotis. 

À Malé, la capitale des Maldives, une rangée de tétrapodes en béton dépassant de 3 mètres le niveau de la mer est prévue pour diminuer l'impact des tsunamis. 

Sensibilisation

La sensibilisation au phénomène et à ses dangers est également un facteur déterminant pour sauver des vies humaines, car toutes les côtes ne possèdent pas de système d'alarme - les côtes des Océans Atlantique et Indien en sont notamment dépourvues. De plus, certains tsunamis ne peuvent être détectés à temps (tsunamis locaux). 

Deux indices annonçant la survenue possible d'un tsunami sont à reconnaître et impliquent qu'il faut se rendre en lieu sûr : 

    * retrait rapide et inattendu de la mer, car il annonce la survenue d'un raz-de-marée ;

    * tremblement de terre, même de faible densité, car il peut s'agir d'un séisme majeur distant provoquant un tsunami. 

Si l'on est surpris par le raz-de-marée, grimper sur le toit d'une habitation ou la cime d'un arbre solide, tenter de s'accrocher à un objet flottant que le tsunami charrie sont des solutions de dernier recours. En aucun cas, il n'est sûr de revenir auprès des côtes dans les heures suivant le raz-de-marée, car celui-ci peut être composé de plusieurs vagues espacées de quelques dizaines de minutes à plusieurs heures. 

Les barrières naturelles  

Un rapport publié par le PNUE suggère que le tsunami du 26 décembre 2004 a causé moins de dégâts dans les zones où des barrières naturelles, telles que les mangroves, les récifs coralliens ou la végétation côtière, étaient présentes.